Tissages photographiques

“Aujourd’hui on commence à considérer les gens qui font de la photo avec leur téléphone portable.” (François Hébel, directeur des Rencontres d’Arles, août 2012)

Le monde contemporain est saturé d’images, et notamment de photographies. Avec la popularisation du numérique, n’importe qui peut produire une belle photo et même capturer par surprise une image d’exception dans la multitude des clichés enregistrés. Par ailleurs, le développement et la généralisation d’internet et des nouveaux médias permettent une diffusion universelle des images et un accès quasi instantané à cette phénoménale production.
Internet est la bibliothèque du monde ; la toile est saturée d’images, le monde y est fragmenté, dématérialisé.

Mon travail de plasticien consiste à dépasser l’image, à dépasser le geste photographique, en recherchant une nouvelle forme d’expression. La photographie et plus généralement l’image deviennent alors la matière d’un travail.
Ma démarche d’anthropologue consiste, quant à elle, à rechercher dans les pratiques et les usages sociaux des faits révélateurs et structurants de la société dans laquelle j’évolue.
La conjonction de ces deux volontés a initié mon projet de tissages photographiques.

  • La Femme dragon – «Fertilités»
    2012, tissage photographique réalisé à partir d’impressions numériques sur papier perlé, 70 x 59,7 cm